Bienvenue à Sainte-Rose de l'île la Réunion, sur le site de l'association citoyenne et culturelle Sintroz 974. Il s'agit du tout premier site de laVille de Sainte-Rosequi informe et qui donne la parole aux Sainte-Rosiens. Nous vous invitons à découvrir nos différentes rubriques dédiées à la commune de Sainte-Rose. Bonne visite sur notre site sainte-rose-reunion.org !
Le village de Piton-Sainte-Rose est bien connu de tous les réunionnais depuis toujours, mais surtout depuis le 8 avril 1977, date à laquelle une brèche volcanique s'ouvrit soudain, crachant les jours suivants plusieurs rivières de lave dont une rejoignit l'océan, ébouillanta des centaines de poissons et déclencha un fantastique panache de vapeur visible depuis Saint-André. La dernière coulée fut terrifiante.
En effet, le 13 avril, le magma en fusion dévala la Ravine de Bois Blanc, de Constantin, à plus de 70 km par heure, emportant et dévastant tout sur son passage. En s'épaississant et en ralentissant sa course, la coulée incandescente ne fit aucune victime mais détruisit une douzaine de cases de la localité. Tous les habitants furent bien évidemment évacués, soit au total plus de 2500 personnes. Des habitants qui vinrent, en même temps que de nombreux réunionnais, assister au spectacle de la fureur tellurique pénétrant les limites de Piton-Sainte-Rose, encerclant la gendarmerie et stoppant aux portes de l'église "miraculeusement" épargnée. Un phénomène extraordinaire qui ne s'était pas produit hors enclos depuis 1800 et qui réveilla les frayeurs lontan, celles de l'époque où le seul nom de la Fournaise suffisait à faire crier de peur les enfants, faisait rebrousser chemin aux colons désireux de s'installer dans la région...
L'histoire de Piton-Sainte-Rose débute quant à elle, bien avant la coulée de 1977. C'est Pierre Benoît Dumas, alors gouverneur de l'île Bourbon, qui en 1730 étend la colonisation aux terres du sud-est, au delà de Saint-Benoît, autour du Port Carron, nommé également de très jolie façon, Quai de la Rose... A cette époque, l'accès le plus simple et le plus rapide demeurait la mer, la voie terrestre étant extrême, sur toute la distance jonchée d'une végétation primaire quasi infranchissable. L'appellation "Quai de la Rose" marqua les habitants de la région, et lorsqu'en 1789, année révolutionnaire, ils eurent à baptiser leur paroisse, ils choisirent Sainte-Rose. Le quartier de Piton-Sainte-Rose fut quant à lui appelé de cette manière en raison du piton qui le surplombe.
Une première église y fut d'ailleurs bâtie en 1927 à , agrandie en 1935, détruite par un cyclone en 1952, pour enfin être épargnée par les laves en 1977. Un destin tumultueux dont le dernier fait lui valut son nom : Notre Dame des Laves... Dès ses origines, la région toute entière semble prospère, vivant très bien de la culture du café qu'elle produisait en grandes quantités, ainsi que du maïs, du riz et de girofle. La canne à sucre les supplanta totalement au début du XIXème. Les usines firent leur apparition à Ravine Glissante, l'Anse des Cascades, Rivière de l'Est et Piton-Sainte-Rose. A la production de cannes s'ajoutent aujourd'hui celles de bananes, de vanille, de mandarines, de palmistes et bien sûr de poissons. Le tourisme occupe également une place très importante, la localité accueillant chaque année des milliers de visiteurs venus voir la coulée "mythique" et tous les sites magiques qu'elle recèle : l'Anse des Cascades, l'enclos, Bois Blanc et ses cases enfouies sous la végétation, le Petit Brûlé, la Vierge au Parasol, Bonne Espérance, la Marine...